Qom, Iran (A.P.Hawzah) –Lors d’un message vidéo diffusé depuis l’Institut de recherche sur la culture et la pensée islamique, l’Ayatollah Sobhani a affirmé que l’hommage rendu aux savants religieux constitue un puissant levier pour inciter la jeune génération à s’investir dans la quête du savoir. Selon lui, cette démarche est essentielle à l’élévation du statut de la science au sein de la société.
S’appuyant sur des préceptes coraniques qui valorisent les croyants et les érudits, l’Ayatollah Sobhani a rappelé que la simple recommandation coranique d’accorder une place d’honneur aux savants dans les assemblées témoigne de la grandeur de la connaissance et du rôle social de ceux qui la détiennent.
Le parcours académique de l’Ayatollah Makarem Shirazi, né en 1926 à Chiraz, a été détaillé par l’Ayatollah Sobhani. Après une formation initiale dans sa ville natale, il a rejoint le séminaire de Qom, où il a étudié sous la direction de maîtres renommés tels que l’Ayatollah Boroujerdi et l’Ayatollah Damad. Son cursus s’est enrichi d’un séjour à Nadjaf, en Irak, auprès des grands Ayatollahs Hakim et Khouei, avant son retour à Qom pour se spécialiser en jurisprudence et en usul al-fiqh.
L’influence du Allameh Tabatabai sur l’approche philosophique et théologique (kalam) de l’Ayatollah Makarem Shirazi a également été évoquée. Ayant suivi ses enseignements pendant près de cinq ans, l’Ayatollah Shirazi a entrepris, sur instruction de son maître, la traduction en persan du premier volume du célèbre ouvrage d’exégèse coranique, Al-Mizan.
L’Ayatollah Sobhani a identifié « l’innovation » comme une caractéristique scientifique majeure de l’Ayatollah Makarem Shirazi. Il a particulièrement souligné sa démarche visant à rendre les discussions théologiques accessibles à la jeune génération en persan, contrastant avec les textes souvent en arabe ou au style désuet.
La rédaction du « Tafsir al-Mounassib » (Interprétation Exemplaire) a été présentée comme une autre réalisation significative. Ce commentaire coranique, conçu pour répondre aux besoins contemporains et aux interrogations des jeunes en persan, a depuis été traduit en arabe et est une référence pour les chercheurs.
Les contributions de l’Ayatollah Makarem Shirazi aux institutions du séminaire, incluant la fondation d’écoles religieuses, ainsi que son rôle dans la rédaction de la Constitution de la République Islamique d’Iran, ont été mentionnées comme des preuves de sa vision prospective et de ses services durables.
En conclusion, l’Ayatollah Sobhani a qualifié l’abondance des œuvres de l’Ayatollah Makarem Shirazi, suggérant une production scientifique correspondant à chaque année de sa vie, de « succès divin ». Il a terminé ses propos en souhaitant succès et santé aux Grands Marja’ et aux éminentes figures du séminaire de Qom.





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